Site gratuit, site à 200 francs : ce qu'on ne vous dit jamais avant de signer

Le site "gratuit", ce qu'il ne dit pas vraiment
Les plateformes comme Wix ou Squarespace proposent un vrai forfait gratuit, ce n'est pas un mensonge. Mais gratuit ne veut pas dire sans contrepartie.
- «Créez votre site gratuitement» — une bannière publicitaire de la plateforme s'affiche en haut de chaque page, avec son logo dans l'onglet du navigateur.
- «Publiez en ligne tout de suite» — votre adresse ressemble à monentreprise.wixsite.com au lieu de monentreprise.ch, ce qui ne fait pas très professionnel et ne sert que le référencement de la plateforme.
- «Espace de stockage inclus» — souvent limité à quelques centaines de méga octets, largement insuffisant dès que vous ajoutez des photos de qualité.
- «Assistance disponible» — réservée en priorité aux comptes payants. En version gratuite, vous attendez, ou vous cherchez la réponse seul dans la documentation.
- «Nom de domaine offert» — généralement offert un an seulement, et seulement si vous avez déjà pris un abonnement payant. Après la première année, il repasse au tarif normal.
Rien de tout ça n'est scandaleux en soi, ces plateformes doivent bien vivre. Le problème, c'est que ces conditions ne sont presque jamais mises en avant au moment où on clique sur "commencer gratuitement".
Le site à 200 francs, l'autre version du même problème
Un prix très bas facturé par un prestataire, indépendant ou petite structure, n'est pas forcément malhonnête. Mais pour tenir ce prix, quelque chose est presque toujours réduit ailleurs.
- «Site professionnel complet» — souvent un modèle générique très peu adapté, avec juste votre logo et vos textes ajoutés dessus.
- «Livraison rapide» — souvent une seule série de retouches incluse. Toute demande de modification après coup se facture en plus, parfois cher.
- «Mise en ligne incluse» — l'hébergement et le nom de domaine sont fréquemment facturés à part, chaque année, sans être annoncés dans le prix de départ.
- «Votre site, chez vous» — parfois, seul le prestataire a réellement accès aux fichiers ou au compte d'hébergement. Si vous voulez partir, vous repartez de zéro.
Le vrai test. Demandez simplement : "si je veux changer de prestataire dans deux ans, qu'est-ce que j'emporte avec moi ?" Si la réponse est floue ou gênée, c'est le signal le plus fiable qu'il existe.
Ce qu'il faut vérifier avant de signer quoi que ce soit
- Le prix affiché inclut-il l'hébergement et le nom de domaine, ou est-ce facturé séparément ?
- Combien de séries de retouches sont réellement comprises avant que ça devienne payant ?
- Qui possède réellement le nom de domaine et les accès techniques, vous ou le prestataire ?
- Que se passe-t-il concrètement si vous arrêtez de payer un abonnement ?
- Le design est-il vraiment adapté à votre activité, ou juste un modèle habillé à vos couleurs ?
Un prix bas n'est pas un problème en soi, et un site cher n'est pas automatiquement meilleur. Ce qui compte, c'est de savoir précisément ce qui est inclus dans le prix, et surtout ce qui ne l'est pas, avant de signer plutôt qu'en le découvrant six mois plus tard sur une facture.
Lisez ce qui n'est pas écrit. Le prix affiché n'est jamais le problème. C'est tout ce qui n'est pas affiché à côté qui finit par coûter le plus cher.
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